Jérôme Boissonade

Paysages, Publics

Annales de la Recherche Urbaine, N°85, dec. 1999, pp.44-46

Le paysage urbain est une pratique des corps, un enchevêtrement de parcours où l’on doit tenir compte de chacun si l’on ne veut pas trébucher.
Suite à l’implantation forcée des grands ensembles au nord et à l’ouest de Bobigny, la municipalité a mis sur pied en 1959 un nouveau projet de centre-ville. Si la nomination de la commune en 1964 comme ville Chef-lieu du département a contrarié ce projet, elle en a finalement renforcé la nécessité.
Il s’agit d’une part de créer un centre-ville dense réservant un maximum d’espaces publics et d’autre part de concilier nouveau mode de vie (voiture, confort moderne…) et nouvelles nuisances (circulation, parkings…). D’où l’idée de bâtir sur deux niveaux de dalles, de « petites unités autonomes » combinant logements (800 environ), commerces de proximité et bureaux. Un réseau d’équipements d’importance se situe à l’articulation de ces différentes unités.
Sur les dalles centrales hautes s’égrènent avec difficulté bureaux et commerces. Les pieds des immeubles d’habitation s’accrochent autour des placettes situées en contrebas. Dalles et placettes sont conçues comme des espaces de liaison entre la sphère privée du logement et le reste de la ville.
Les espaces de proximité affectés aux loisirs sont rejetés sur le sol naturel, en périphérie de chaque cité.

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